La blackittude

Le blog des cultures artistiques de la diaspora afro-caraïbéene et du monde noir
Les Antillais s'invitent à la fête.
Samedi 8 juillet 2006

riviere-monsieur

 

Une légende dit que si tu remontes la rivière, et que  ton chemin croise celui de d'une jeune fille, plonge ton regard dans le sien, et tu verras les merveilles que recèle son coeur. Elle te sourira, et tu trouveras la paix intérieure et une sensation de bonheur. Vas y remonte la rivière et dans le courant de l'onde tu verras son ombre.

 Gaëlle Linfide
27/04/2006

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Samedi 8 juillet 2006

A la mémoire de l'arrivée des premiers indiens en Martinique
6 mai 1853. Leurs descendants sont environ 3.000 aujourd'hui.

 

indienne_martinique

Parolier du Dru Mot

A la mémoire de ces ancêtres, indiens qui ont ensemencé de leur patience terre créole en suc de canne et en vesou de sueur, en vèpèlè mounikilè à leur mémoire, malaba et kalkata qui ont fait dons, tulsi, semen contra, la manche rehaussée, et du coutelas hors contrat. 

Des chants et des langages leur mémoire qu'on imbiba de rhum et qu'on adore, maintenant aux matins. Petites, mûres bananes au soleil éclatant ravivant le sol. 

Et la mémoire de nos ancêtres, indiens qui ont ensemencé de leur patience terre, l'air embaumé, ciel et benjoin fumant, talons et matalons sonnant, trays déposés, bras élevés, langues de feu enlacées.


Entrez dans la danse effrénée !

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Samedi 8 juillet 2006

 

muguet

Blanc est la couleur du muguet, une couleur de soie, comme tu l'es.

Blanches sont les clochettes, elles tintent une musique douce, comme tu l’es.

Vertes sont les feuilles, elles fécondent une histoire  vivifiante, comme tu l'es.
Vert et blanc sont le brin, comme une pureté, une abondance, ce que tu es.

 E. Zephyrin 

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Lundi 24 avril 2006

Un mélomane est celui qui sait apprécier le chant de la koukoune et tirer la langue pour goûter les tonalités sucrées, salées ou ambrées qu’elle vocalise.

 

C’est  magnifique, que dis-je, d’un sublime que d’écouter la koukoune solfier le chant.  Elle commence son récital en  se faisant contralto, et  les « han han han »   se glissent de sa  gorge, fluides et empêchés, puis elle devient mezzo soprano et arpège les « ha ha ha » par des demi-mesures contrariées et saccadées.

 

Et pour le bouquet final, la koukoune  monte dans les aigus,  se faisant soprano, et vous délivre le « ouiiiiiiiiiiiii  ouiiiiiiii »  et là,  c’est le régal, l’apothéose, elle monte au septième ciel.

 

Evariste Zephyrin

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Mercredi 29 mars 2006

 

 

 

 

 

La rédaction de Pyepimanla s’agrandit avec l’arrivée d’une autre jeune fille, après Coco B, magnifique jeune femme au corps à réveiller un mort, voila :  Koukoune-fixe, une chou trop réel au top comme elle aime à se définir - je confirme, elle est vraiment au top ! Toutefois, je formulerai   une réserve, car je discerne chez cette personne  un trait de caractère qui me fait penser à Etiennise, une chabine que j’ai jadis connu, la copine d’un  ami, une fille capable de vous dire n’importe quoi devant n’importe qui. Je me souviens d’une scène, il y a de cela une quinzaine d’années où à la fin d’une soirée, les cinq couples que nous étions, cherchions un restaurant de nuit  afin poursuivre notre bambochade, enchantée par l’idée, la demoiselle  enjouée  dit à son concubin :
- Chéri tu pourras prendre une bonne salade.
Frantz surprit de la proposition rétorqua:
- ki moun ki diw ke mwen enmen salad ? Où as-tu pris l’idée que j’aimais la salade ?

 

Sans se départir de son sourire, me jetant discrètement un regard concupiscent, plein de promesses, elle répliqua à son compagnon :
-  
Mais chéri, je pensai que c’était la nourriture préférée des lapins !

Il était évident, que la phrase malheureuse d’Etiennise préludait à une future séparation et son regard plein de promesses, me laissait croire que la chabine avait  une idée derrière la tête. Quand le moment s’est présenté pour goûter à la chair de la belle, je me suis souvenu et j’ai reculé. Comme on dit en kréole : mwen fè déwié, mwen pa ka chéché ayen pou fôcé rein mwen. Cela ne signifie pas que je n’aurai assuré sur la bête, mais sa  réflexion en public (bien qu’elle ne m’était pas destinée), m’avait traumatisé.

Une sage parole dit : un homme averti en vaut deux, donc inutile d’aller chercher des problèmes ou des complications et ternir sa réputation  sur une koukoune, qui pouvait se montrer réticente ou trop délicieuse.

 

Quoi qu’il en soit, nous souhaitons  à notre nouvelle collaboratrice la bienvenue.

Entre nous, qu’elle idée de se nommer ainsi, bien  que j’ai rebaptisé une amie chère et tendre : Koukounedouce  (nom de baptême auquel elle n’a jamais répondu favorablement sauf quand je l’omets)  ne voila t’il pas à ma grande surprise que lorsque je demande à l’auteure du texte : La boucle est bouclée  de se choisir un pseudo afin de préserver son anonymat,  elle me propose à brûle-pourpoint : Koukoune-fixe.

Je lui demande si elle plaisante, puis forcément l’idée ne venant pas de moi, je m’étonne.  Elle m’explique que c’est parce qu’elle est une femme fidèle.
- Tu es fidèle à un kal  à la fois ! Lui dis-je.
Elle me rétorque que non, (les femmes sont contradictoires) :

- Ce que je veux dire, c’est que je suis fidèle à un homme,  à un seul tant que dure la relation, ce qui n’est pas la même chose qu’être fidèle à un kal à la fois.

Je prends mal sa remarque, je vois cette précision comme une agression. Je lui demande :
- Qu’est-ce tu veux me dire par là ? D’un ton sec, je rajoute :
- T’ai-je demandé à koker pour que j’aie doit à ton laïus ?
- Non, bien sûr que non !
Elle se dépatouille comme elle peut pour se sortir du piège, finalement dit : - De toutes les façons j’ai mes règles !
Si nous étions plus intimes, je lui aurais sans doute répondu :
- Si la  porte de devant est occupée on passe par celle de derrière, mais on n’a pas ces familiarités.

Son histoire  de Koukoune-Fixe ne m’a pas convaincu. Bref ! Je lui confirme que c’est ainsi que je l’entendais, qu’elle n’est pas une koukoune baladeuse ni une koukoune à partouze, ni une koukoune à la fête qu’elle est juste une koukoune-fixe et tant mieux pour le kal qui la pilonne, la harponne ou la pistonne.

Evariste Zephyrin
16/01/06
  

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