Samedi 8 juillet 2006

grand riviere

 

 

 


Là où gwan van lévé, mer démontée, baillons-nous l’émotion du présent d’aujourd’hui de demain jusqu’à hier pour effacer la rumeur de nos doutes et enliser les peurs de nos routes.

 

Là où les arbres se couchent, sous un soleil alangui, d’un posé admirable et d’une démarche gracieuse, une femme avance, elle est comme une impression, celle d’un matin qui réveille les mêmes intentions, les mêmes sensations  et les mêmes émotions.

 

Là où gwan van lévé, mon âme a deviné son assentiment, nos pensées se dévoilent, on se précède et on se vole nos mots,  elle approvisionne mes rêves d'une cargaison de véhémence, c'est une évidence, sans aucune réticence, je confesse que c’est la vie qui veut, c’est la passion qui veut, c’est l’amour qui veut, c’est Dieu qui est, c’est l’homme qui est, c’est la femme qui est  mais c’est le destin qui veut. 

 

Là où lanmè-a démontée, dans des embruns iodés,  nous attendrons la bonace,  que le vent vire à l’accalmée, et je partirai en archipel naviguer sur les pans de ton île, nous mettrons en berne les frustrations, nous nagerons dans les méandres de nos envies et la houle me ramènera inlassablement  en toi.

 

Là où les arbres se sont couchés sous un grand vent levé,  tjé dan tjé, nous ferons couche du lit de verdure, tu t'étrendras pour que mon souffle t’évente d'une onde de tendresse, dans nos humeurs folasses, nos ébats n’alerteront que la brise qui posera sa fraîcheur sur nos chairs, ragaillardira nos désirs et attisera l’envie de ne former qu’un même ressenti, qu'un même être.

 

Là où les arbres se sont couchés, zyé dan zyé, je te dis : - serre moi plus fort et  chassons les mauvais vents. Tiens moi plus fort,  embrasons-nous  et embrassons-nous, encore et encore. Ferme les yeux pour que flamboie l’émotion, ouvre tes lèvres rosines de sorte que fleurissent les notes estivales, faisons de nos corps un convoi avant que le soleil ne chute dans la mer. Laisse moi cueillir de ta peau les senteurs florales et à carême posé, nous nous en irons sous un chaviré d’étoiles, promener nos corps l’un dans l’autre, l’un sur l’autre dans une mer démontée par un grand vent lévé.

 

 

Evariste Zephyrin
28/04/2006

 


 

source

par zephyrin publié dans : negmawon
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 8 juillet 2006

 

 

 Au jour printanier d'un muguet du travail vendu aussi en îles - keskonnékon - Parolier est allé au restaurant manger un riz créole poussé en Belle-Asie et son agneau grillé de Wellington. Il a eu envie de gerber en regardant une sainte famille moderne, un fils et deux parents, attablés pour son nannan de midi. 

  

petit monstre

 Enfant de la pâte-riz

 

Les parents boivent dl'eau et l'enfant boit coca,
Le gâteau est plus mou qu'il sortira demain...
Cuiller, petite fourche et couteau sont posés,
Mais poupon en fera castagnettes bruyantes.

L'enfant est devenu le maître du caca!
Les parents s'entremêlent les pieds et les mains,
Le trublion déjà leur a tout imposé :
Il s'agit de l'aimer, quelque soient ses attentes.

 

Ce petit gars demain sans doute délinquant
N'aura guère manières, à part cette arrogance
Que nous subirons tous, coupant notre chemin.


Allons parents qui travaillez pour l'autre France,
Vous avez rejeton à former pour demain,
Sinon, un de ces jours, vous serez au carcan.

 

 

 

 

 Parolier du Dru mot, Mai 2006.

source

 

 

par zephyrin publié dans : negmawon
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 8 juillet 2006

riviere-monsieur

 

Une légende dit que si tu remontes la rivière, et que  ton chemin croise celui de d'une jeune fille, plonge ton regard dans le sien, et tu verras les merveilles que recèle son coeur. Elle te sourira, et tu trouveras la paix intérieure et une sensation de bonheur. Vas y remonte la rivière et dans le courant de l'onde tu verras son ombre.

 Gaëlle Linfide
27/04/2006

source

 

par zephyrin publié dans : negmawon
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Samedi 8 juillet 2006

A la mémoire de l'arrivée des premiers indiens en Martinique
6 mai 1853. Leurs descendants sont environ 3.000 aujourd'hui.

 

indienne_martinique

Parolier du Dru Mot

A la mémoire de ces ancêtres, indiens qui ont ensemencé de leur patience terre créole en suc de canne et en vesou de sueur, en vèpèlè mounikilè à leur mémoire, malaba et kalkata qui ont fait dons, tulsi, semen contra, la manche rehaussée, et du coutelas hors contrat. 

Des chants et des langages leur mémoire qu'on imbiba de rhum et qu'on adore, maintenant aux matins. Petites, mûres bananes au soleil éclatant ravivant le sol. 

Et la mémoire de nos ancêtres, indiens qui ont ensemencé de leur patience terre, l'air embaumé, ciel et benjoin fumant, talons et matalons sonnant, trays déposés, bras élevés, langues de feu enlacées.


Entrez dans la danse effrénée !

source

 

 

par zephyrin publié dans : negmawon
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Samedi 8 juillet 2006

 

muguet

Blanc est la couleur du muguet, une couleur de soie, comme tu l'es.

Blanches sont les clochettes, elles tintent une musique douce, comme tu l’es.

Vertes sont les feuilles, elles fécondent une histoire  vivifiante, comme tu l'es.
Vert et blanc sont le brin, comme une pureté, une abondance, ce que tu es.

 E. Zephyrin 

source

 

 

par zephyrin publié dans : negmawon
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander

Calendrier

Juillet 2006
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
cree son blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus