Un mélomane est celui qui sait apprécier le chant de la koukoune et tirer la langue pour goûter les tonalités sucrées, salées ou ambrées qu’elle vocalise.
C’est magnifique, que dis-je, d’un sublime que d’écouter la koukoune solfier le chant. Elle commence son récital en se faisant contralto, et les « han han han » se glissent de sa gorge, fluides et empêchés, puis elle devient mezzo soprano et arpège les « ha ha ha » par des demi-mesures contrariées et saccadées.
Et pour le bouquet final, la koukoune monte dans les aigus, se faisant soprano, et vous délivre le « ouiiiiiiiiiiiii ouiiiiiiii » et là, c’est le régal, l’apothéose, elle monte au septième ciel.
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