Après Bush, Rice à la présidence?

Publié le par zephyrin

Condoleezza Rice à la présidence ? On en rêve de plus en plus sérieusement aux États-Unis, au moment où une femme est sur le point de se retrouver à la tête du pays... au réseau ABC.

L'une des nouvelles téléséries les plus remarquées cet automne en sol américain prend l'affiche mardi soir. Elle s'intitule Commander in Chief et met en scène l'actrice Geena Davis dans le rôle de Mackenzie Allen, première présidente américaine.

Dans cette fiction, Allen, d'abord élue vice-présidente, prend les commandes de la Maison-Blanche après la mort du président. Et le défi, nous annonce-t-on, est de taille.

Dans la réalité, bon nombre de républicains souhaitent ardemment voir Rice relever ce défi. Si bien qu'ils diffuseront une première pub au petit écran au cours des prochains jours dans le but de pousser sa candidature.

Le groupe Americans for Dr. Rice, fondé par une poignée de républicains pour persuader la secrétaire d'État de se lancer dans la course en 2008, est derrière cette initiative. « À notre avis, Condoleezza Rice est une version américaine de Margaret Thatcher, l'ancienne leader britannique. Comme elle, Rice est une femme qui a beaucoup de volonté », affirme la coprésidente du groupe, Crystal Dueker.

« Elle est solide et elle a le courage de se tenir debout pour ses convictions. Mais ce n'est pas une personne arrogante. Elle est très humble. Elle sait ce qui doit être fait pour tous les citoyens », a ajouté Mme Dueker lors d'une entrevue téléphonique avec La Presse.

Cette femme d'affaires du Dakota du Nord a fondé Americans for Dr. Rice en compagnie d'un médecin de la Floride, peu de temps après la réélection de Bush. Le groupe compte aujourd'hui des membres aux quatre coins du pays.

Et ce n'est pas la seule organisation républicaine qui se consacre à la promotion de la candidature de Rice. Plus de trois ans avant la prochaine élection, les partisans de la secrétaire d'État sont omniprésents sur le Web, et plusieurs sillonnent déjà le pays.

Un sondage réalisé le mois dernier auprès de républicains de l'Iowa, où se déroulera la première étape de la course à la direction du Parti républicain, prouve la popularité de Rice.

Avec l'appui de près du tiers des personnes interrogées (30,3 %), Rice a obtenu la première position. Le sénateur de l'Arizona et ancien adversaire de George W. Bush en 2000, John McCain, a terminé second avec 16 %. Il était suivi de près par l'ancien maire de New York, Rudy Giuliani, avec 15,3 %. Notons toutefois que les deux hommes ont devancé Rice dans un sondage national.

Rice, « Condi » pour les intimes, pourrait être à la fois la première femme et la première afro-américaine élue à la présidence. Il s'agirait du point d'orgue d'une carrière déjà exceptionnelle.

Tout est dans les cheveux

Cette étudiante douée, née en Alabama en 1954, aurait pu devenir pianiste professionnelle. Elle a plutôt opté pour une carrière universitaire, qui a été remarquable.

Après avoir obtenu un doctorat en études internationales à l'Université de Denver au début des années 80, elle a enseigné les sciences politiques à l'Université Stanford en Californie. Dès 1993, elle est devenue doyenne de l'établissement.

Six ans plus tard, elle quittait ce poste pour se joindre à la campagne de George W. Bush. Celui-ci, sitôt porté au pouvoir, lui a offert le poste de conseillère à la sécurité nationale. Puis, en janvier dernier, elle a remplacé Colin Powell à la tête du secrétariat d'État.

Les fans de Rice font face à un seul vrai problème, mais il est de taille: elle dit ne pas avoir l'intention de se présenter. « Je ne sais plus de quelle manière dire non, a dit Rice en mars dernier. Je n'ai aucun désir de me présenter à la présidence, je n'en ai pas l'intention, je ne le ferai pas. »

Ce déni n'a bien sûr pas fait taire les rumeurs. À la manière de la démocrate Hillary Clinton, Rice continue à alimenter les fantasmes. On a même fait remarquer récemment à quel point la coiffure de Geena Davis, dans Commander in Chief, ressemble à celle de l'actuelle secrétaire d'État.

le 24/09/2005

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Publié dans negmawon

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