Gwan van lévé

Publié le par zephyrin

grand riviere

 

 

 


Là où gwan van lévé, mer démontée, baillons-nous l’émotion du présent d’aujourd’hui de demain jusqu’à hier pour effacer la rumeur de nos doutes et enliser les peurs de nos routes.

 

Là où les arbres se couchent, sous un soleil alangui, d’un posé admirable et d’une démarche gracieuse, une femme avance, elle est comme une impression, celle d’un matin qui réveille les mêmes intentions, les mêmes sensations  et les mêmes émotions.

 

Là où gwan van lévé, mon âme a deviné son assentiment, nos pensées se dévoilent, on se précède et on se vole nos mots,  elle approvisionne mes rêves d'une cargaison de véhémence, c'est une évidence, sans aucune réticence, je confesse que c’est la vie qui veut, c’est la passion qui veut, c’est l’amour qui veut, c’est Dieu qui est, c’est l’homme qui est, c’est la femme qui est  mais c’est le destin qui veut. 

 

Là où lanmè-a démontée, dans des embruns iodés,  nous attendrons la bonace,  que le vent vire à l’accalmée, et je partirai en archipel naviguer sur les pans de ton île, nous mettrons en berne les frustrations, nous nagerons dans les méandres de nos envies et la houle me ramènera inlassablement  en toi.

 

Là où les arbres se sont couchés sous un grand vent levé,  tjé dan tjé, nous ferons couche du lit de verdure, tu t'étrendras pour que mon souffle t’évente d'une onde de tendresse, dans nos humeurs folasses, nos ébats n’alerteront que la brise qui posera sa fraîcheur sur nos chairs, ragaillardira nos désirs et attisera l’envie de ne former qu’un même ressenti, qu'un même être.

 

Là où les arbres se sont couchés, zyé dan zyé, je te dis : - serre moi plus fort et  chassons les mauvais vents. Tiens moi plus fort,  embrasons-nous  et embrassons-nous, encore et encore. Ferme les yeux pour que flamboie l’émotion, ouvre tes lèvres rosines de sorte que fleurissent les notes estivales, faisons de nos corps un convoi avant que le soleil ne chute dans la mer. Laisse moi cueillir de ta peau les senteurs florales et à carême posé, nous nous en irons sous un chaviré d’étoiles, promener nos corps l’un dans l’autre, l’un sur l’autre dans une mer démontée par un grand vent lévé.

 

 

Evariste Zephyrin
28/04/2006

 


 

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Publié dans negmawon

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